La voie Reims Trèves traverse le village et se dirige vers Stonne. Immédiatement au Nord des Armoises,  au Pré Croisette, on a trouvé de nombreuses monnaies des empereurs ; en 1859, trois matrices : les Romains y avaient un atelier monétaire ? Armoises est un nom récent apparu au XIVe siècle en 1324 où on introduisit l'r ; le nom primitif était Ammosiae (amoises).
Le ruisseau Amosiae prend sa source près de Stonne, traverse les Armoises, passe à Sy, au Nord des Petites
Armoises et se jette dans la Bar.
Les Armoises ne furent qualifiées de Grandes qu'à partir du XVè siècle pour les différencier des Petites.
Le roman de Ham
Les premiers seigneurs des Armoises s'appelaient Dagars et le village s'est appelé Armoises les Dagres (source de 1449)

Dans le roman de Ham écrit en 1278 sans doute, on peut lire le récit d'un tournoi donné à Ham en Picardie :
Buridans de Waulaincourt vint
Au bout du rene (rang) la lance u (au) puing,
Et Nicoles li muet de loing
Des Armoises, c'a lui jouste ;
Mais à peu qu'il ne lui cousta,

Que Buridans de Waulaincourt
Le tint de III lances si court,
qu'il li brisa sour les costes
(Nicolas des Armoises est en danger, Buridan lui ayant brisé 3 lances sur le côté.
(Francisque Michel. Histoire des ducs de Normandie...)
1552 : les troupes de Marie d'Autriche brûlèrent le château et celui de Sy
1636, les soldats...
1636 : les soldats du comte de Soissons vinrent aux Grandes Armoises et tuèrent le censier du Mont Dieu
La même année la contagion, c'est à dire la peste, y fit mourir 146 personnes

 

1638, les soldats écossais vinrent loger au village, attaquèrent les habitants réfugiés au château avec leurs bestiaux, en brûlèrent les portes, tuèrent le fermier et butinèrent le château ainsi que l'église. L'église détruite durant les guerres du XVIIè siècle, ne fut rebâtie qu'un siècle plus tard : son portail porte la date 1762
Le chemin des ivrognes

Le Chemin des Ivrognes :
   Pour on ne sait plus quelle faute grave, le roi, ou même le suzerain, avait condamné le seigneur de La Berlière à payer une forte amende.                    
    Naturellement, cette sentence rejaillit sur les vassaux, sur les paysans, le seigneur de la Berlière ayant imaginé, pour trouver la somme nécessaire, de fixer à douze sols la livre de sel. Or, le sel ne se vendait, aux Grandes Armoises, que cinq sols la livre. Aussi les habitants de la Berlière venaient-ils s'approvisionner dans ce village voisin ; et ravis de jouer un aussi bon tour à leur seigneur, ils déliaient généreusement le cordon de la bourse pour boire quelques brocs et mettre à sec quelques pots. tellement, qu'ils rentraient ivres à la Berlière. mais ayant assez de présence d'esprit pour ne point revenir par la grande route, où ils se savaient guetter par les gabelous, ils prenaient un petit sentier détourné, plus court, qui conserva le nom de Chemin des ivrognes.
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